Il ne cesse de l’embrasser. Elle est pendue à ses lèvres.
Après le dire, le faire…
Elle se noie de ces baisers. Mais il y a cet élancement du corps, ce désir qui dit trop bien son nom. Elle pourrait lui parler encore, ne plus jamais se taire. Elle pourrait se taire et le regarder. Juste le regarder. Se noyer à nouveau dans ses yeux, et n’en mourir jamais.
Une éternité pourrait s’écouler ainsi.
Mais il y a cet élancement du corps…cette vague qui la roule, la rejette et la reprend pour la rouler encore.
Alors elle l’embrasse encore, immisce la langue qui se fraie un chemin dans sa bouche. Alors elle se cambre, et presse le bassin. Envie de lui. Comme d’une bouée.
Après le dire, le faire.
Sentir ses mains, se frotter à sa peau et cet élancement toujours. Caresser son ventre, et embrasser le cou, regarder les yeux, y lire cet amour.
Désirer à la limite de la souffrance, désirer la ré-union. Se donner un peu plus. S’ouvrir jusqu’au plus intime, s’ouvrir aux limites desquelles on ne pourra plus aller. Pour que l’âme soit offerte dans ce quelle a de plus doux et de plus sauvage.
Jouir pour offrir l’orgasme à celui qu’elle aime, pour qu’il sente et regarde ce qu’il provoque en elle. Sans retenue, sans discrétion, mais pour lui, par lui. Lui en elle.
Jouir sans perdre un instant la conscience de qui procure cette jouissance, de qui la donne, de qui l’arrache et la désire aussi.
Impression de miracle. A bénir Dieu.
Après le faire, le redire encore.
Tenir, retenir… sans se retenir
J’aimeJ’aime