extrait de l’Encyclopédie historique et sociale de Velum, tome I
Sur Velum, les asservs désignent des individus temporairement réduits à un statut de servitude, en conséquence soit d’un conflit militaire, soit d’un délit grave. Il arrive que des otages, pris en garantie du respect d’un pacte entre deux cités, soient réduits à l’état d’asserv si le pacte n’est pas respecté. Ce statut, bien que contraignant, n’est ni héréditaire, ni définitif. La durée de servitude est légalement encadrée et varie selon la gravité du délit ou la nature du conflit ayant conduit à la captivité, mais ne peut excéder vingt années.
Pendant cette période, les asservs sont placés sous la responsabilité d’un maître ou d’une maîtresse, auquel ils doivent obéissance et service. En retour, le détenteur de ce droit a l’obligation de leur fournir logement, subsistance et soin.
Les asservs sont majoritairement employés dans le domaine de l’agriculture.
À l’issue de la période définie, les asservs sont affranchis. Beaucoup choisissent de demeurer dans la maison ou l’atelier de leur ancien maître, devenant alors ses clients au sens velumien : un lien de fidélité mutuelle, d’aide et de protection s’établit, transmis parfois sur plusieurs générations, mais sans contrainte légale.